Correspondances Citoyennes est une structure récemment créée par Nadine Souchard.  Sociologue de formation, je développe des coopérations privilégiées avec des acteurs-chercheurs  de la recherche-action (membre du Lisra), avec des acteurs- chercheurs-formateurs de l’éducation populaire (La Trame, Coopeskemm, Pascale Perron…), avec des promoteurs du Développement Social Local (MDSL)… Je suis également chercheuse associée au laboratoire de science politique et de sociologie Arène ( UMR 5061).

A la recherche de correspondances entre la recherche et l’action, mes propositions hybrident les référentiels de la recherche, de l’éducation populaire et de l’économie sociale et solidaire.
En fonction des sollicitations et des envies de collaboration, j’interviens comme sociologue (impliquée et contributive) , comme formatrice et/ou comme animatrice- facilitatrice sociale auprès de collectifs en mouvement.

J’ai été impliquée et contributive dans différentes structures comme :

  • animatrice-facilitatrice et chercheuse dans des recherches-actions coopératives (Cedag et Collège Coopératif en Bretagne)
  • responsable et animatrice de formations par la recherche-action  pendant une 15 d’années ( Collège Coopératif en Bretagne-CCB-  pour les diplômes suivant Dheps Reps, DEIS, co-responsabilité du Master IMP-Rennes2).
  • coordinatrice de recherches et d’études ( CEDAG et CCB).
  • chercheuse-contractuelle ( contrats CNRS et université de Rennnes2) .

Itinéraire :
à la recherche de correspondances...

Sociologue de formation,  j’ai soutenu ma thèse à l’université de Rennes 2 en 1991 où j’ai été également 3 ans ATER (1990-1993). J’ai cherché à concilier mes investissements dans la recherche avec mes activités professionnelles par, le plus souvent, une double activité : comme chercheuse contractuelle pour une part et comme salariée de structures associatives pour une autre. Cette double orientation m’a conduite à réfléchir plus largement aux modalités d’une recherche de plein air auprès d’acteurs en mouvement (voir mes publications).

Relier recherche et action dans mes activités professionnelles

Outre des activités de chargée de recherche à l’université ou avec des centres de recherche (CNRS, Cemagref…), j’ai donc investi successivement comme salariée à temps partiel deux associations qui ont  la particularité d’avoir été co-créées par des enseignants chercheurs et des acteurs de la société civile : le Cedag de 1994 à 2002 et le Collège Coopératif en Bretagne (CCB) de 2005 à 2020. La première était autrefois hébergée sur le site d’Agro-campus et engagée, jusqu’à sa fermeture au début des années 2000, dans l’expérimentation et la réflexion autour des coopérations entre agriculteurs, société civile et collectivités territoriales. La seconde est une association hébergée par l’université de Rennes 2,et principalement investie  autour de la formation continue mobilisant la recherche-action et la coopération comme référents pédagogiques dans le champ du social.

Pluralité des champs de recherche

Ma trajectoire de rechercher m’a conduite à aborder et investir des champs de recherche pluriels : sociologie du travail et du salariat, sociologie de la précarité et enjeux sociétaux autour de la réduction du temps de travail,  gouvernance territoriale et mobilisations de la société civile, mondialisation et migrations, coopérations acteurs-chercheurs… Ces travaux ont fait l’objet de publications dans des revues variées.

Programmes de recherche et actualité des recherches-actions

Ces dernières années c’est plus particulièrement autour de place, du sens et des modèles de recherches-actions en lien avec  les mobilisations de la société civile que j’essaye de réfléchir. Au CCB, j’ai  coordonné et animé plusieurs programmes de recherche autour des enjeux de la recherche-action  pour :

  • accompagner et soutenir des expérimentations de la société civile (programmes ASOSC-région Bretagne) ;
  • accompagner et réfléchir des coopérations acteurs –chercheurs, sur le modèle des ARUCQ ( Alliance Recherche Université Communauté au Québec) :  accompagnement à la création d’un GIS autour de la gestion intégrée de l’eau ; implication dans des programmes expérimentaux avec  l’IUEM de Brest (Institut Universitaire Européen de la Mer), autour des enjeux du réchauffement climatique et de la qualité des eaux et avec le REEB ( réseau d’éducation à l’environnement de Bretagne) sur les enjeux des coopérations acteurs-chercheurs.

Animation et coordination de formations par la recherche-action, interventions thématiques

Dans le cadre des formations de travail social que j’ai coordonnées au CCB (Dheps-Reps et DEIS) ainsi qu’auprès du Master 2 IMP-Insertion-Médiation-Prévention (dont j’ai intégré l’équipe pendant un temps), j’ai régulièrement animé des ateliers coopératifs de recherche et assuré des directions de mémoire d’étudiants du Master 2. Cela a été l’occasion pour moi d’approfondir  des modalités pédagogiques  et des questions scientifiques socialement vives dans le lieu où j’exerçais.

Plus particulièrement, j’ai animé plusieurs séminaires sur le travail de terrain ethnographique et l’actualité de ses questions méthodologiques pour des professionnels de formation continue :  ces derniers, en recherche dans le cadre de la formation continue, restent en effet impliqués dans leurs sphères professionnelles, ce qui pose des questions stimulantes sur la recherche en situation. J’ai également développé des interventions sur les formes de recherche-action et leur actualité. J’ai élaboré par ailleurs, au sein du DEIS, un séminaire autour des enjeux d’une épistémologie critique de l’ingénierie sociale qui interroge centralement  ce que j’appelle les fabriques contemporaines du social.

Ces réflexions ont été articulées à des expérimentations que j’ai coordonnées et/ou auxquelles j’ai pu être associée. En miroir aux  réflexions contemporaines sur les recherches-actions participatives, j’interroge la capacité des institutions du social à reconnaître la capacité instituante des mobilisations qu’elle appelle de ces vœux.

Animatrice-facilitatrice chercheuse auprès de collectifs

Depuis plusieurs années, mes postures et mon positionnement se sont transformés au contact de collectifs en mouvement ( professionnels, associatifs, militants…). Je me reconnais volontiers dans la  référence au  chercheur collectif que mobilise Hugues Bazin ( cf. aussi notre dossier en partage LASRAC pour Laboratoire Social de Recherche-Action  dans la Cité).  Dans ces espaces tiers, où les acteurs sont en recherche de sens, de réflexivité et d’expérimentations,  je me considère davantage comme animatrice-facilitatrice auprès de collectifs auxquels je propose des dispositifs hybrides ( à partir de références puisant dans l’éducation populaire et la sociologie critique) qui entrent en résonance avec leurs recherches de sens, de nouvelles pratiques, de nouveaux horizons capacitaires…